Comment les musulmans appelaient-ils les croisés ?
Les Francs : al-Ifranj ou al-Firanj, le nom de tous les Latins. Jamais « croisés » : le mot arabe n’apparaît qu’au XIXe siècle. S’y ajoutent des noms de foi.
Les Francs : al-Ifranj ou al-Firanj, le nom de tous les Latins. Jamais « croisés » : le mot arabe n’apparaît qu’au XIXe siècle. S’y ajoutent des noms de foi.
« Croisé » vient de la croix cousue sur l’épaule, « Franc » est le nom que l’Orient donnait aux Latins, « Sarrasin » un vieux nom grec des nomades d’Arabie.
Des châteaux encore debout, l'Ordre de Malte qui soigne toujours, les Franciscains au Saint-Sépulcre depuis 1342, des mots et des images : l'héritage vivant.
Dorylée, Antioche, Hattin, Aïn Djalout : les dix batailles rangées qui ont fait puis défait l'Orient latin, de 1097 à 1260, et ce que chacune a changé.
D'Urbain II à Jacques de Molay : les vingt hommes et femmes, latins et musulmans, dont les décisions ont fait les croisades (1095-1314).
Byzance affaiblie jusqu'en 1453, le commerce italien enrichi, les ordres militaires transplantés, et deux mémoires opposées : le bilan de deux siècles.
Trop peu d'hommes sur place, un adversaire qui s'unifie de Zengi aux Mamelouks, un Occident qui cesse de venir : Acre tombe le 18 mai 1291.
Les croisades vont du concile de Clermont, le 27 novembre 1095, à la chute d'Acre, le 18 mai 1291 : cent quatre-vingt-seize ans.
Le pape Urbain II, le 27 novembre 1095 au concile de Clermont, après l'appel au secours de l'empereur byzantin Alexis Comnène.