La chute d'Acre, 1291 : la fin des États latins

Le dernier grand port des croisés tombe après six semaines de siège. Deux siècles de présence latine en Orient s'achèvent.

Romain Croisade 1 min

Mis à jour le 12 octobre 2026

La chute d'Acre, 1291 : la fin des États latins

Depuis la perte de Jérusalem en 1244, Acre est la capitale de fait du royaume. Ville riche, cosmopolite, protégée par une double enceinte, elle abrite les quartiers des Vénitiens, des Génois, des Pisans et les forteresses des ordres militaires.

Le siège#

Le sultan mamelouk al-Ashraf Khalil arrive en avril 1291 avec une armée immense et des dizaines d'engins de siège. Les mines sapent les tours l'une après l'autre. Le 18 mai, l'assaut général emporte la tour Maudite.

Les derniers combats#

Guillaume de Beaujeu, grand maître du Temple, est tué (son portrait et toute l'histoire de l'ordre : les Templiers, histoire complète). Les Templiers tiennent leur forteresse dix jours de plus, jusqu'à ce que les mines la fassent s'effondrer sur assiégés et assaillants.

La fin#

Tyr, Sidon, Beyrouth, Tortose et Château-Pèlerin sont évacués dans les semaines suivantes ; l'ensemble du démantèlement, de la victoire mamelouke d'Aïn Djalout en 1260 à l'île de Ruad en 1302, est raconté dans le pilier La fin des États latins (1260-1291). Chypre reste aux Lusignan ; les ordres se replient sur Rhodes, la Prusse, l'Europe — les Hospitaliers y commencent une seconde vie de deux siècles, racontée dans les Hospitaliers : histoire complète, et les Teutoniques, qui ont défendu leur secteur de la muraille, portent désormais leur effort sur la Baltique : les Teutoniques, histoire complète. C'est à cette date que s'arrête, pour les historiens, la période des croisades : quand commencent et finissent les croisades ? Les raisons de fond de cette fin sont réunies dans pourquoi les croisades ont-elles échoué ? La chute d'Acre précipite le procès des Templiers.

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