Les ordres militaires méconnus : panorama complet

Saint-Lazare, Saint-Thomas d'Acre, Calatrava, Santiago, Avis, l'ordre du Christ, les Porte-Glaive : les ordres militaires nés à côté du Temple et de l'Hôpital.

Romain Croisade 13 min

Mis à jour le 12 octobre 2026

Cinq frères d'ordres militaires côte à côte sous des manteaux et des croix différents : l'un porte une bannière fleurdelisée, un autre une épée et un écu à croix rouge, un lépreux au visage voilé s'appuie sur sa lance, un moine cistercien en blanc tient une épée ; un château et une église sur les collines

En bref

Période : vers 1130 (Saint-Lazare) – 1319 (ordre du Christ). Trois fronts : la Terre sainte (Saint-Lazare, Saint-Thomas d'Acre, Montjoie), la péninsule Ibérique (Calatrava, Santiago, Alcántara, Avis, Montesa, ordre du Christ), la Baltique (Porte-Glaive, Dobrin). Modèles : la règle du Temple, la règle de saint Augustin ou l'affiliation à Cîteaux. Acteurs : les rois de Castille, de León, d'Aragon et de Portugal, les évêques de Riga et de Prusse, les papes Alexandre III, Innocent III et Jean XXII. Issue : en Orient, absorption ou repli en Occident après 1291 ; dans la Baltique, fusion avec les Teutoniques (1235-1237) ; en Espagne et au Portugal, des ordres puissants jusqu'au XVe siècle, passés ensuite sous la main des rois, et qui existent encore.

À côté des Templiers, des Hospitaliers et des Teutoniques, une vingtaine d'ordres militaires sont nés entre le XIIe et le XIVe siècle : des chevaliers lépreux à Jérusalem, des chanoines anglais à Acre, des moines cisterciens en armes sur la frontière de Castille, des frères à l'épée rouge en Livonie. Ce panorama les présente tous, un paragraphe par ordre, et renvoie aux grands récits du Temple et de l'Hôpital ; leur place dans l'ensemble des expéditions se lit dans notre guide complet des croisades.

Les ordres militaires méconnus en cinq lignes#

Un ordre militaire, c'est une communauté de religieux qui prononcent les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et qui font la guerre pour défendre la chrétienté. L'idée naît à Jérusalem avec le Temple, vers 1120, et saint Bernard lui donne sa théologie. Elle est aussitôt imitée partout où des chrétiens tiennent une frontière : en Terre sainte, des fondations plus petites et plus spécialisées ; en Espagne et au Portugal, des ordres nationaux qui font la Reconquista ; sur la Baltique, des ordres missionnaires bientôt absorbés par les Teutoniques. Au XIVe siècle, les biens du Temple supprimé fondent encore deux ordres ibériques. Plusieurs de ces ordres existent toujours, sous une forme religieuse ou honorifique.

Pourquoi tant d'ordres militaires ? Le contexte#

Le succès des Templiers, approuvés au concile de Troyes en 1129, a montré qu'un moine pouvait garder une frontière mieux qu'un vassal : il ne rentre pas chez lui au bout de quarante jours, il ne transmet pas de fief, il obéit. Les princes et les évêques qui avaient une frontière à tenir ont donc voulu leur propre ordre. Le Temple et l'Hôpital, ordres internationaux, servaient d'abord l'Orient ; un roi de Castille ou un évêque de Riga préférait des frères attachés à sa terre, recrutés chez lui et dont les revenus ne partaient pas pour Acre.

Ces ordres ont emprunté leurs règles là où elles existaient. Certains ont pris celle du Temple (les Porte-Glaive) ; d'autres celle de saint Augustin (Santiago, Saint-Lazare) ; d'autres encore se sont affiliés à l'ordre de Cîteaux, dont l'abbé de Morimond devenait le supérieur spirituel (Calatrava et sa famille : Alcántara, Avis, Montesa). La papauté les a reconnus un à un, d'Alexandre III, le grand pape des ordres ibériques, à Jean XXII, qui fonde les héritiers du Temple.

L'ordre de Saint-Lazare, les chevaliers lépreux#

L'ordre de Saint-Lazare naît d'une léproserie établie hors des murs de Jérusalem, près de la porte qui prendra le nom de Saint-Lazare ; elle est attestée dès les années 1130. Elle accueille des lépreux de toute condition, et parmi eux des chevaliers : les Templiers et les Hospitaliers atteints du mal y étaient envoyés, et l'usage du Temple voulait qu'un frère lépreux rejoigne Saint-Lazare. Ainsi se forme une communauté de malades qui continue de porter les armes — dans un royaume dont un roi, Baudouin IV, gouvernait lui-même rongé par la lèpre.

Ses frères combattent à La Forbie, le 17 octobre 1244, où ils sont tous tués, et à Mansourah en 1250, pendant la septième croisade de Saint Louis. Repliés à Acre, ils perdent leur maison en 1291 et se retirent à Boigny, près d'Orléans, fief que le roi Louis VII leur avait donné en 1154. L'ordre survit en France sous la protection des rois, uni en 1608 à l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel.

Saint-Thomas d'Acre, l'ordre anglais#

Saint-Thomas d'Acre est le seul ordre militaire anglais. Pendant le grand siège d'Acre de la troisième croisade, un chapelain du doyen de Saint-Paul de Londres, Guillaume, fait vœu de fonder une maison s'il entre dans la ville ; en 1191, il établit à Acre un petit hôpital de chanoines dédié à saint Thomas Becket, l'archevêque de Cantorbéry martyrisé en 1170. L'évêque de Winchester Pierre des Roches, venu en Terre sainte avec la croisade de Frédéric II, le transforme vers 1228 en ordre militaire sur le modèle des Teutoniques.

Petit — quelques dizaines de frères —, l'ordre combat jusqu'à la chute d'Acre en 1291, se replie à Chypre, puis se recentre sur sa maison de Londres, Cheapside, à l'endroit de la naissance de Becket. Henri VIII le supprime en 1538 ; la compagnie des Merciers rachète la maison, et sa chapelle porte encore le souvenir des frères.

L'ordre de Montjoie#

L'ordre de Montjoie doit son nom au Mons Gaudii, la colline au nord-ouest de Jérusalem d'où les pèlerins apercevaient pour la première fois la Ville sainte et où ils poussaient un cri de joie. Il est fondé vers 1173 par un noble galicien, le comte Rodrigo Álvarez de Sarria, ancien chevalier de Santiago, qui le dote de biens en Aragon autour d'Alfambra ; le pape Alexandre III le confirme en mai 1180. Il tient une tour en Terre sainte, près d'Ascalon, mais son véritable champ de bataille est la frontière aragonaise.

Trop petit, divisé dès 1188, l'ordre ne survit pas aux défaites de la fin du siècle : une partie de ses frères est unie au Temple en Aragon en 1196, l'autre, établie en Castille, est fondue dans Calatrava le 23 mai 1221. Il reste de lui un nom qui dit l'essentiel de l'esprit des croisades : la joie du pèlerin devant Jérusalem.

Calatrava, les moines cisterciens en armes#

En 1147, le roi de Castille Alphonse VII prend aux Almohades la forteresse de Calatrava, sur le Guadiana, et la confie aux Templiers. Dix ans plus tard, ceux-ci, s'estimant incapables de la tenir contre la grande offensive annoncée, la rendent au roi Sanche III. Nul baron ne veut la défendre. En janvier 1158, un abbé cistercien de Navarre, Raymond de Fitero, poussé par un de ses moines, ancien chevalier, Diego Velázquez, accepte la place et y lève une troupe de frères : l'ordre de Calatrava est né. Le pape Alexandre III l'approuve en 1164 et le rattache à Cîteaux.

Calatrava perd sa forteresse après le désastre d'Alarcos (1195), combat à Las Navas de Tolosa le 16 juillet 1212 et s'installe en 1217 à Calatrava la Nueva, nid d'aigle encore debout dans la sierra. Il devient la tête d'une famille d'ordres affiliés : Alcántara, Avis, Montesa. Les rois Catholiques en prennent l'administration en 1489.

Santiago, l'ordre de saint Jacques#

L'ordre de Santiago naît en 1170 à Cáceres, dans le royaume de León, d'une confrérie de chevaliers menée par Pedro Fernández, qui se placent sous la protection de saint Jacques, patron de l'Espagne. Le pape Alexandre III l'approuve le 5 juillet 1175 sous la règle de saint Augustin. Particularité rare : les chevaliers peuvent être mariés et vivre en famille, la chasteté consistant pour eux en la fidélité conjugale.

Son siège est le couvent d'Uclés, en Castille ; son signe, une croix rouge en forme d'épée. Il devient le plus riche et le plus puissant des ordres espagnols, présent à toutes les grandes campagnes de la Reconquista, de Las Navas à la prise de Séville (1248). Sur cette guerre et ses liens avec les croisades, voir croisades et Reconquista : quelle différence ?

Alcántara, la frontière de l'Estrémadure#

L'ordre d'Alcántara commence sous un autre nom : une confrérie de chevaliers établie à San Julián del Pereiro, aux confins du León et du Portugal, que le pape Alexandre III approuve en 1176. En 1218, l'ordre de Calatrava lui cède la ville d'Alcántara et son pont romain sur le Tage, à condition qu'il reconnaisse la tutelle de Calatrava : les frères de San Julián en prennent le nom.

Ordre de la frontière occidentale, il garde l'Estrémadure contre les Almohades puis le royaume de Grenade. Comme ses voisins, il passe sous l'administration de la couronne en 1494.

Avis, l'ordre des rois de Portugal#

Au Portugal, une confrérie de chevaliers d'Évora, attestée dans les années 1170, reçoit en 1211 du roi Alphonse II la place d'Avis, dont elle prend le nom. Affilié à Calatrava, l'ordre d'Avis garde l'Alentejo et participe à la conquête de l'Algarve.

Son destin le plus étonnant vient deux siècles plus tard. En 1385, le maître d'Avis, Jean, fils naturel du roi Pierre Ier, est proclamé roi de Portugal et confirme sa couronne par la victoire d'Aljubarrota contre la Castille. La dynastie d'Avis, celle d'Henri le Navigateur et des grandes découvertes, porte le nom d'un ordre militaire.

L'ordre du Christ, héritier portugais des Templiers#

Quand le pape Clément V supprime le Temple en 1312, le roi Denis de Portugal refuse de laisser ses biens à l'Hôpital : il obtient de Jean XXII, par la bulle Ad ea ex quibus du 14 mars 1319, la fondation d'un ordre nouveau, l'ordre du Christ, qui reçoit les commanderies du Temple et accueille d'anciens Templiers. Installé d'abord à Castro Marim, face aux musulmans de l'autre rive, il revient en 1357 à Tomar, la forteresse des Templiers portugais.

Gouverné à partir de 1420 par Henri le Navigateur, l'ordre finance les premières expéditions atlantiques ; sa croix rouge, celle du Temple, est peinte sur les voiles des caravelles qui ouvrent la route des Indes. Il est aujourd'hui un ordre honorifique de la République portugaise.

Montesa, héritier aragonais des Templiers#

En Aragon, le roi Jacques II obtient la même chose que son voisin. Par une bulle de Jean XXII du 10 juin 1317, les biens du Temple et de l'Hôpital dans le royaume de Valence sont attribués à un ordre nouveau, établi au château de Montesa, près de Xàtiva, et rattaché à Calatrava. L'ordre de Montesa garde la côte et la frontière méridionale de Valence.

En 1400, il absorbe l'ordre de Saint-Georges d'Alfama, autre petit ordre catalan fondé en 1201. Philippe II en devient maître en 1587. Le château de Montesa, ruiné par un tremblement de terre en 1748, domine encore la plaine.

Les frères Porte-Glaive de Livonie#

Sur la Baltique, l'évêque Albert de Riga fonde vers 1202, avec le cistercien Théodoric, la Milice du Christ de Livonie, que les chroniqueurs appellent les Porte-Glaive à cause de l'épée rouge cousue sous la croix de leur manteau blanc. Approuvés par Innocent III sous la règle du Temple, ils doivent protéger la mission et les colons allemands de Livonie face à des peuples restés païens.

Ils bâtissent les châteaux de Wenden (Cēsis) et de Fellin, soumettent la Livonie et l'Estonie du Sud, mais leur dureté envers les néophytes leur vaut les reproches de Rome. Le 22 septembre 1236, à Saule, les Lituaniens et les Sémigaliens les écrasent ; leur maître Volquin est tué. L'année suivante, le pape Grégoire IX les unit aux Teutoniques, dont ils forment la branche de Livonie.

Les chevaliers de Dobrin#

En Pologne, le duc Conrad de Mazovie et l'évêque cistercien Christian, premier évêque de Prusse, fondent vers 1228 les frères de Dobrin, du nom de la place de Dobrzyń sur la Vistule, pour défendre la Mazovie contre les raids des Prussiens païens. L'ordre, qui n'a jamais compté plus de quelques dizaines de chevaliers, ne peut rien seul.

Le même duc avait appelé en 1226 les Teutoniques, qui s'installent dans le pays de Chełmno. En 1235, la plupart des frères de Dobrin leur sont incorporés ; un dernier groupe, établi à Drohiczyn, disparaît en 1238. Avec eux s'achève l'histoire des petits ordres baltes : la croisade du Nord appartient désormais aux Teutoniques.

L'ordre du Saint-Sépulcre : mythe et réalité#

L'ordre du Saint-Sépulcre se dit souvent fondé par Godefroy de Bouillon en 1099. La réalité est autre, et belle aussi. Ce qui naît en 1099, et prend forme en 1114, c'est le chapitre de chanoines réguliers qui dessert le tombeau du Christ ; il n'est pas un ordre militaire. L'usage d'adouber des pèlerins nobles chevaliers du Saint-Sépulcre, devant le tombeau même, n'est attesté qu'à partir du XIVe siècle, quand les franciscains de la Custodie gardent le sanctuaire.

En 1847, le pape Pie IX rétablit le patriarcat latin de Jérusalem et réorganise l'ordre, qui devient l'ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Sa mission est de soutenir l'Église et les chrétiens de Terre sainte — écoles, paroisses, séminaire. Pourquoi ce tombeau valait qu'on lui consacre sa vie, nous l'avons dit dans pourquoi le Saint-Sépulcre comptait tant.

Ce qui demeure#

Il demeure d'abord des ordres vivants. Calatrava, Santiago, Alcántara et Montesa existent toujours en Espagne, sous la protection du roi ; l'ordre du Christ et celui d'Avis sont des ordres du Portugal ; l'ordre de Saint-Lazare a survécu sous plusieurs formes, et l'ordre équestre du Saint-Sépulcre compte des dizaines de milliers de membres qui soutiennent les chrétiens de Terre sainte. Il demeure des pierres : Calatrava la Nueva sur sa crête, Tomar et sa rotonde, Uclés, le pont d'Alcántara, les châteaux de Livonie.

Il demeure surtout une idée, plus large que le Temple et l'Hôpital : partout où des chrétiens ont tenu une frontière, des hommes ont voulu donner leur vie à Dieu en la défendant. Le lépreux de Saint-Lazare qui chargeait à La Forbie, l'abbé de Fitero qui prit Calatrava que nul ne voulait tenir, le pèlerin de Montjoie criant sa joie devant Jérusalem : ils n'ont pas la gloire des grands ordres, mais ils sont de la même famille, et c'est elle qui a fait la chevalerie chrétienne.

Pour aller plus loin#

Sources

Textes. Saint Bernard, Éloge de la nouvelle chevalerie (De laude novae militiae, vers 1130) ; la Règle du Temple (éd. Henri de Curzon, 1886), qui prévoit le passage des frères lépreux à Saint-Lazare ; les bulles d'Alexandre III pour Calatrava (1164) et Santiago (5 juillet 1175) ; la bulle Ad ea ex quibus de Jean XXII (14 mars 1319) ; Henri de Livonie, Chronique de Livonie (vers 1227), pour les Porte-Glaive ; la Chronique rimée de Livonie pour la bataille de Saule. Historiens. Alan Forey, The Military Orders from the Twelfth to the Early Fourteenth Centuries (Macmillan, 1992) ; Alain Demurger, Chevaliers du Christ. Les ordres religieux-militaires au Moyen Âge (Seuil, 2002) ; Philippe Josserand, Église et pouvoir dans la péninsule Ibérique. Les ordres militaires dans le royaume de Castille (1252-1369) (Casa de Velázquez, 2004) ; Nicole Bériou et Philippe Josserand (dir.), Prier et combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge (Fayard, 2009) ; David Marcombe, Leper Knights. The Order of St Lazarus of Jerusalem in England (Boydell, 2003). Sur l'ordre actuel : Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Questions fréquentes#

Combien y a-t-il eu d'ordres militaires au Moyen Âge ?

Une vingtaine d'ordres militaires véritables, c'est-à-dire de religieux liés par des vœux et voués à la guerre, sont nés entre 1120 et 1320. Trois sont internationaux — le Temple, l'Hôpital, les Teutoniques — ; les autres sont nés en Terre sainte, dans la péninsule Ibérique ou sur les rives de la Baltique.

Quels sont les ordres militaires espagnols ?

Les quatre grands sont Calatrava (1158), Santiago (1170), Alcántara (vers 1176) et, en Aragon, Montesa (1317) ; il faut y ajouter Montjoie et Saint-Georges d'Alfama. Au Portugal, ce sont Avis et l'ordre du Christ (1319).

Les chevaliers de Saint-Lazare étaient-ils lépreux ?

Oui, en partie : l'ordre est né d'une léproserie de Jérusalem et accueillait des chevaliers atteints de la lèpre, venus notamment du Temple et de l'Hôpital. Ses frères ont combattu à La Forbie en 1244, où ils furent tous tués, et à Mansourah en 1250.

Que sont devenus les biens des Templiers en Espagne et au Portugal ?

Ils ont servi à fonder deux ordres nouveaux : Montesa, dans le royaume de Valence, par une bulle de Jean XXII du 10 juin 1317, et l'ordre du Christ au Portugal, par la bulle Ad ea ex quibus du 14 mars 1319.

Qui étaient les frères Porte-Glaive ?

Un ordre militaire fondé à Riga en 1202 pour défendre la mission en Livonie, ainsi nommé pour l'épée rouge et la croix cousues sur leur manteau blanc. Écrasés par les Lituaniens à Saule le 22 septembre 1236, ils sont incorporés à l'ordre Teutonique en 1237.

L'ordre du Saint-Sépulcre a-t-il été fondé par Godefroy de Bouillon ?

Non. La tradition qui le fait remonter à Godefroy est tardive. Ce qui existe en 1099 et 1114, c'est le chapitre des chanoines du Saint-Sépulcre ; l'usage d'adouber des chevaliers au tombeau du Christ n'est attesté qu'à partir du XIVe siècle, et l'ordre actuel a été réorganisé par Pie IX en 1847.

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