Saladin, l'adversaire respecté
Kurde, sultan d'Égypte et de Syrie, vainqueur de Hattin et reconquérant de Jérusalem : l'homme que l'Occident admira.
Mis à jour le 14 octobre 2026

Salah ad-Din Yusuf (1137-1193), né à Tikrit d'une famille kurde, sert d'abord son oncle Shirkuh en Égypte, où il renverse le califat fatimide en 1171. En vingt ans, il unifie l'Égypte, la Syrie et la Haute-Mésopotamie sous son autorité.
Hattin et Jérusalem#
Le 4 juillet 1187, il anéantit l'armée du royaume de Jérusalem à Hattin. Le 2 octobre, Jérusalem capitule. Contrairement à 1099, il n'y a pas de massacre : les habitants sont rachetés ou laissés partir.
Face à Richard Cœur de Lion#
La troisième croisade lui reprend Acre et lui inflige la défaite d'Arsouf, mais ne peut reprendre Jérusalem. Le traité de 1192 laisse la ville aux musulmans et ouvre le pèlerinage aux chrétiens.
Une réputation#
Générosité, parole tenue, courtoisie envers les prisonniers de rang : les chroniqueurs latins eux-mêmes lui rendent hommage. Dante le place parmi les « esprits magnanimes ». Il meurt à Damas en 1193, laissant à peine de quoi payer ses funérailles. Il figure, avec Zengi, Nour ad-Din et Baybars, parmi les 20 personnages à connaître pour comprendre les croisades. Ses prédécesseurs, ses frères et ses héritiers, de Zengi à Baybars, sont présentés dans les grands chefs musulmans face aux croisés.